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La Cathédrale Saint-Étienne de Bourges |
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Chef d'œuvre de l'art gothique, la cathédrale Saint-Étienne de Bourges est unique dans sa conception architecturale qui repose, entre autre, sur un plan sans transept. Un jubé séparait le chœur, réservé au clergé, de la nef où se tenaient les fidèles. Les éléments de ce jubé (démoli au XVIIIe siècle) ont été reconstitués dans la crypte; ils sont un témoin remarquable de la sculpture gothique. Commencée en 1195 par le chevet établi sur le fossé du rempart gallo-romain, la construction de la cathédrale s'est poursuivie par la nef et la façade occidentale, dont le gros œuvre est achevé vers 1230. Ensuite les travaux de la façade se sont ralentis. En 1313 on dut étayer la tour sud, dans laquelle étaient apparues des fissures par un énorme “pilier butant”. Cette tour n’a jamais eu de cloches et porte depuis le nom de “tour sourde”. D’autres travaux de consolidation de la façade furent entrepris, mais la tour nord était restée inachevée lors de la consécration de la cathédrale le 13 mai 1324. A la fin du XIVe siècle la façade est modifiée par la construction d’un vaste fenestrage. C’est de cette époque également que dataient un faux transept et une flèche qui subsistèrent jusqu’au XVIIIe siècle. Lorsqu’on voulut achever la tour nord, à la fin du XVe siècle celle-ci s’écroula. Elle fut remplacée par la tour actuelle, la ”tour de beurre”, ainsi nommée parce qu’elle fut en partie financée par les sommes versées par les fidèles et qui leur valurent d'être dispensés de jeûne pendant le carême. Lors des guerres de religions, en 1562, Bourges ayant été prise par une troupe protestante, le décor sculpté de la cathédrale subit de graves déprédations. Au XIXe siècle on ajouta les balustrades des toits et les pinacles sur les contreforts et les porches latéraux. La cathédrale a été inscrite en décembre 1992 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
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