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Le Château (pas ouvert aux
visites)
Le château de Ménars est une
superbe demeure conçue dans le style classique
et symétrique très en vogue à cette époque. Il
est entouré d’un magnifique domaine dominant le
fleuve.
Histoire
Vers 1646, Guillaume Charron,
conseiller du Roi et trésorier général de
l'Extraordinaire des guerres fait bâtir à
Ménars, dans un site superbe dominant la Loire,
un
château composé d'un corps de logis et de deux
pavillons. Son fils, Jean-Jacques Charron,
président à mortier au Parlement de Paris et
beau-frère de Colbert, en hérite en 1669. Il
fait ajouter au château deux ailes inégales et
agrandit considérablement le domaine que Louis
XIV érige en marquisat en 1676. En 1760, Menars
est acquis par Mme de Pompadour, qui charge
l'architecte Ange-Jacques Gabriel de construire
deux nouvelles ailes de part et d'autre des deux
pavillons, qui remplacent celles édifiées au
XVIIe siècle. Pour briser l'uniformité de la
façade, Gabriel couvre ces deux ailes de toits
plats « à l'italienne ». De chaque côté de la
cour d'honneur, il bâtit en outre deux pavillons
: le pavillon de l'Horloge à droite, qui
renferme les cuisines, reliées au château par un
souterrain, et le pavillon du Méridien à gauche,
où se trouve la conciergerie. Il dirige
également d'importants travaux d'aménagement
intérieur. À la mort de la marquise de Pompadour
en 1764, le château passe à son frère,
Abel-François Poisson de Vandières, marquis de
Marigny, directeur général des Bâtiments du Roi.
De nouveaux travaux sont réalisés sous la
direction de Jacques-Germain Soufflot. Côté
cour, le corps de logis est doublé par un corps
en rez-de-chaussée couvert à l'italienne, tandis
que les ailes édifiées par Gabriel sont dotées
de combles à la française. Après 1830, le prince
Joseph de Caraman-Chimay crée au château de
Ménars un établissement dénommé « prytanée » qui
vise à réunir des jeunes gens de conditions et
de nationalités différentes pour leur donner une
éducation commune. À cet effet, il fait bâtir un
vaste établissement à l'est de l'avant-cour, en
partie conservé, ainsi qu'une petite usine à gaz
pour fournir le gaz d'éclairage au collège.
Jardins
Jean-Jacques Charron, dans la seconde moitié du
XVIIe siècle, fit aménager un parc à la
française avec parterres, boulingrins, canal et
pièces d'eau et deux avenues « plantées d'ormes
à quatre rangs, l'une de six cents toises et
l'autre de quatre cents » d'où la vue embrasse
la Loire et la campagne alentours.Un siècle plus
tard, Marigny consacra tous ses soins à
l'aménagement du parc dans lequel il présenta
une partie de sa prestigieuse collection de
sculptures. Devant le château, à la place de
l'ancien étagement de parterres, il fit créer
une large terrasse. Il mit les jardins au goût
du jour en y faisant édifier de nombreuses
fabriques.
Un jardin à l'anglaise fut créé dans le
Bois-Bas, petit ravin situé à l'Ouest, que
Marigny planta de bosquets d'arbres d'essences
diverses, abritant des cabinets de treillage.
L'un d'entre eux renfermait une célèbre machine
hydraulique, conçue par le mécanicien Loriot. Au
bord de la Loire, un Désert fut aménagé dans une
ancienne sablière et orné d'une grotte
artificielle. Au pied du château, la rotonde de
l'Abondance, construite par Soufflot, permet de
passer du sous-sol du château à l'intérieur de
l'orangerie. Elle abritait à l'origine une
statue de l'Abondance par Lambert-Sigisbert Adam
dit « l'aîné », remplacée ensuite par un Louis
XV par Nicolas Coustou, lui-même remplacé
aujourd'hui par une copie de la Vénus de Médicis
par Jean-Jacques Clérion.
Vers l'Est, la terrasse se termine par un
rond-point où Marigny fit bâtir un kiosque dans
le goût chinois dessiné par Charles De Wailly.
Entre la terrasse et la route, s'ordonnaient une
série de charmilles, de treillages, de salons de
verdure ainsi qu'un potager. En contrebas,
autour d'une petite source, Soufflot a créé un
magnifique nymphée dont la serlienne en façade
et, à l'intérieur, l'ordre dorique sans base
révèlent l'inspiration italianisante.
L'accès
Ménars est situe sur la Loire à 8 km au nord-est
de Blois.
Durée du trajet, au départ de Blois :
- 13 minutes par la N152 (direction Orléans).
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